« Allumer les lumières de l’esprit » ... voilà les paroles et paris lunaires du ministre qui a programmé de le faire avec moins d’emplois, et donc dans un contexte de nouvelle dégradation des conditions de travail pour les personnels, et d’études pour les élèves !
Ces paroles, adressées dans le cadre des voeux pour la nouvelle année, sont d’autant plus décalées que ce ministre a même envisagé un temps de supprimer plus d’emplois que ce qui était initialement prévu : 1800 postes au lieu de 1300.
Il a fallu que le SNES-FSU démontre la dissimulation ministérielle, et face apparaître la réalité budgétaire cachée, pour que le ministre opère un retour en arrière, et communique des nouveaux chiffres, tout aussi scandaleux, mais au moins cohérents avec ce qui avait été présenté dans le cadre du vote du budget de l’État.
Après ce mauvais vaudeville du Comité Social d’Administration du Ministère de l’Éducation Nationale (CSA-MEN) dont vous trouverez un compte-rendu détaillé, notre académie connaît donc désormais sa dotation en postes pour la rentrée 2026 : ce sont 84 suppressions de postes au global qui sont prévues dans le Second degré mais, du fait de logiques de redéploiement, cela va se concrétiser notamment par des suppressions de postes bien plus massives, notamment en collège ! Ce sont ainsi des reprises de moyens, atteignant des niveaux jamais atteints depuis de très nombreuses années, qui s’annoncent dans les établissements pour y préparer la rentrée.
Boycott du CSA académique ce lundi 2 février, pour dénoncer les suppressions de postes dans notre académie.
Dans ce contexte, le SNES, avec la FSU, a initié ce lundi 2 février un boycott par l’ensemble des organisations syndicales siégeant en Comité Social d’Administration académique (CSA-A).
Il a aussi proposé une conférence de presse pour dénoncer ces conditions de rentrée et faire entendre un autre discours que celui, qui sera probablement celui du recteur, de la nécessaire récupération de moyens au prétexte d’une baisse démographique : pour le SNES-FSU la priorité est à l’amélioration des conditions de travail, pas aux économies !
C’est dans ce cadre que l’intersyndicale académique appelle à participer à un premier Rassemblement devant le rectorat de Toulouse, mercredi 04 février, à partir de 13h
Entre la rentrée 2017 et la rentrée 2025, le nombre d’élèves scolarisés dans les collèges et lycées de l’académie a cru de 5293, accompagné par la création de 259 postes d’enseignantes seulement. À la rentrée 2026, le rectorat doit retirer 84 postes, pour seulement 819 élèves prévus en moins par rapport aux effectifs prévus à la rentrée 2025. Les postes sont donc supprimés plus de deux fois plus vite qu’ils n’ont été créés : 1 poste créé tous les 20,4 élèves en plus ; 1 poste retiré tous les 9,7 élèves en moins !
Les reprises ne manqueront pas d’avoir des impacts, suivant les établissements, sur l’offre de formation, sur la capacité à dédoubler des enseignements, à financer des options, ou encore sur les effectifs des classes.
La dotation académique ne prévoit la création que d’un seul poste de CPE, et l’absence de création de postes d’AED au niveau national ne sera pas de nature à améliorer la situation difficile des vies scolaires, même si la dotation académique sera connue ultérieurement.
Enfin, la présentation des postes d’AESH nouvellement créés au niveau national relève de la manipulation grossière...
AGIR DANS LES ÉTABLISSEMENTS POUR DÉNONCER DES DOTATIONS AU RABAIS ET REVENDIQUER DES MOYENS
Le SNES-FSU appelle dès à présent la profession à participer, dans les deux semaines précédant les vacances, aux Heures Mensuelles d’Information Syndicale qu’il organise, pour recenser les conséquences des pertes de moyens, et y opposer un chiffrage des besoins réels.
Il organisera rapidement des initiatives départementales coordonnées permettant de poursuivre la médiatisation des difficultés de préparation de rentrée.
Il appelle enfin les établissements à se saisir de ce cadre d’action collective pour donner de la visibilité aux conséquences des choix budgétaires du gouvernement Lecornu.
