Rentrée 2026 en collège et lycée dans le Lot
Au vu de l’ampleur des suppressions de postes et de moyens, l’intersyndicale CFDT CGT FSU boycotte le CSA départemental de ce vendredi 20 mars
Nos organisations FSU, CFDT Éducation Formation et Recherche publiques et CGT Educ’action dénoncent des conditions de rentrée inacceptables.
Les moyens dévolus à notre département baissent beaucoup plus vite que le nombre d’élèves : par exemple en lycée, on compte une perte de 4% d’heures pour 2% d’élèves en moins.
11 classes en moins au total sur le département, c’est l’équivalent de la disparition d’un collège moyen comme celui de St-Céré ou Souillac.
Au contraire, il faudrait profiter de la baisse démographique pour diminuer les effectifs des classes. Les élèves vont se retrouver en grande majorité dans des classes surchargées en raison de fermetures qui ne sont pas justifiées : en seconde à St Céré, ainsi qu’en première à Clément Marot, les élèves seront à 35 par classe alors que le maintien d’une division supplémentaire ramènerait les effectifs à 30 élèves par division.
Au collège de Bretenoux, est-il raisonnable de prévoir une rentrée à 30 élèves en 6e par la fermeture d’une division alors que son maintien donnerait des classes à 20 élèves ?
A Cahors, Olivier de Magny voit les effectifs des 6 ème augmenter avec le même nombre de divisions, ce qui amènera les classes à 30 élèves.
Au lycée Monnerville, les classes de Première générale pourraient atteindre, au vu des effectifs prévisionnels, jusqu’à 37 élèves, en raison de l’ouverture limitée à seulement deux divisions. Pour y maintenir la carte des formations malgré des moyens insuffisants, des choix contraints sont opérés. Ainsi, en classe de Seconde, les horaires de travaux pratiques seraient réduits à 1 heure hebdomadaire en groupe dédoublé, contre 1h30 actuellement. Une telle organisation compromet fortement la qualité des enseignements expérimentaux : 1 heure de TP ne permet pas la mise en œuvre d’activités pratiques pertinentes, et un fonctionnement en 2 heures dédoublées une semaine sur deux ne permet pas de couvrir l’ensemble des manipulations nécessaires.
Nous contestons les modalités de calcul de la Dotation Globale basées sur une logique purement comptable, qui ne tient pas compte des conditions d’étude des élèves et de travail des personnels qui doivent gérer l’inclusion d’élèves de niveaux très différents.
Les conditions d’enseignement à la rentrée s’annoncent donc déplorables avec la suppression de dispositifs d’aide aux élèves, de projets pédagogiques, et des menaces sur les options, sur l’offre de langue et sur les enseignements de spécialité en lycée.
Nous exigeons que les dotations soient abondées à hauteur des besoins de chaque établissement dans l’intérêt de la réussite de tous les élèves dans le contexte très particulier de la ruralité.
La qualité du service public d’éducation doit être la même sur l’ensemble du territoire, de même que les possibilités de poursuite d’études dans le Supérieur des élèves.
