Nos métiers sont interrogés par l’irruption des IA, ses emplois par les élèves bien sûr, mais désormais, et sous les injonctions à l’utiliser qui ne cessent d’être diffusées par notre employeur -trop souvent dans un cadre qui ne respecte même pas le cadre d’usage de l’IA qu’il a lui même mis en place.
Le SNES-FSU a déjà alerté sur des « expérimentations » en cours, de toutes nature : pour la création de supports (voire de cours), pour la correction, pour la production d’écrits ou d’images, etc. Il poursuit et amplifie ses interventions auprès de la Région académique Occitanie, qui initie et relaie des initiatives en ce sens.
Face à cela, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les ravages des IA sur les ressources naturelles, sur les droits (d’auteurs, ou sur la protection des données par exemple), interroger ses effets sur les apprentissages des élèves ou même sur les transformations qu’elle peut opérer dans la construction des cerveaux de publics encore très jeunes, sur la construction de la socialisation des élèves, etc.
Une position syndicale oringinale, qui se diffuse
Le SNES-FSU s’est depuis plusieurs années emparé des questions relatives au numérique en Éducation, avec ou sans IA. Concernent les IA, et face aux incertitudes et dangers de plus en plus avérés pour les élèves, mais aussi pour la transformation de nos métiers et leur possible déqualification, il plaide depuis 3 ans pour un moratoire dans le déploiement des usages de l’IA en Éducation.
Encore original dans sa réflexion et son positionnement il y a peu, le SNES-FSU est aujourd’hui de plus en plus rejoint dans ses analyses par des chercheurs (en sciences, en sciences de l’éducation, en sociologie, etc.), universitaires, etc. en France et dans le monde.
Les enjeux de l’IA en matière éducative : Toulouse à la pointe de la réflexion
Un récent appel sous forme de Manifeste, initié par un collectif de chercheurs toulousains (collectif « Scientifiques en rébellion), qui propose la création d’un label »sans IA générative" pour les formations universitaires, se diffuse de plus en plus dans les milieux universitaires, réunissant des collègues enseignants et chercheurs sur des positions proches.
Ce collectif organise, jeudi 18 juin 20226, une première journée d’étude à Toulouse (participation libre et gratuite, sur inscription préalable).
Le SNES-FSU a été sollicité par le collectif organisateur pour apporter son éclairage et faire connaître ses analyses dans le cadre de cette journée, avec la participation de deux militantes nationaux engagées sur ces questions.



