Pour les AESH, la colère gronde et la lutte continue !
Précarité, mépris, dysfonctionnements : trop, c’est trop ! Salaires sous les 1000 euros, temps partiels imposés, contrats non renouvelés, formations insuffisantes, absence de statut... Pour le deuxième corps de l’Éducation nationale, les AESH restent sans reconnaissance réelle. Un affront inacceptable !
En Haute-Garonne, les 47 PIAL et les 6 PAS aggravent la situation : mutualisation forcée, accompagnements morcelés jusqu’à plus de 10 élèves, déplacements non indemnisés, même pour les missions des AESH référent.es, et toujours plus de 600 élèves sans solution dans notre département. L’école inclusive mérite mieux, elle ne peut pas reposer sur une précarité institutionnalisée.
Un métier indispensable, sans moyens. Les missions des AESH sont vastes : accompagner, adapter, sécuriser, soutenir l’autonomie. La liste est loin d’être exhaustive. L’accompagnement des élèves en situation de handicap, inscrit dans la loi de 2005, répond à un besoin permanent. Pourtant, les AESH sont isolé.es, exposé.es aux risques, épuisé.es, perdant le sens de leur mission. Les besoins explosent, les moyens manquent.
Nos exigences :
• Un véritable statut de fonctionnaire.
• Un classement en catégorie B avec une réelle évolution de carrière.
• Un temps complet de 24h d’accompagnement.
• L’abandon des PIAL, des PAS et de la mutualisation forcée.
• Deux élèves maximum par AESH.
• Des formations qualifiantes.
• Des recrutements à la hauteur des besoins.
Une mobilisation forte dans le département !
- Le 16 décembre, les AESH ont été nombreuses et nombreux à se mobiliser lors de la journée de grève et de manifestations
- Les 11 et 12 février, les AESH et les enseignant.es se sont mobilisé.es à l’appel de l’intersyndicale FSU-SNUIPP 31, SNES-FSU 31, CGT Educ’action 31 et SUD Education31, avec le soutien de la FCPE 31 :
– Mercredi 11 février : une multitudes d’actions en musique [rassemblement au rectorat, avec signature de la pétition pour le statut (déjà plus de 100 000 mille signatures), envoi des cartes postales au Président de la République, une audience auprès du DASEN, avec le soir un débat autour du métier d’AESH.
– Jeudi 12 février : journée de grève, avec une assemblée générale et une manifestation, dans la joie et la bonne humeur, jusqu’à la préfecture avec des prises de parole.
Ces deux jours de mobilisation ont montré une détermination intacte. - Le samedi 7 mars s’est tenu un village féministe à la Bourse du travail à Toulouse de 10h à 16h avec une table AESH.
- Le dimanche 8 mars : une banderole intersyndicale AESH était présente dans la manifestation pour la journée internationale des droits des femmes.
Rendez-vous à venir :
L’Intersyndicale 31 appelle à une grève départementale AESH & enseignant.es le jeudi 2 avril.
Aujourd’hui, les écoles rament, les élèves trinquent, les personnels craquent. Tout est lié, le manque structurel d’AESH comme les fermetures de classes à venir avec, au prétexte d’une baisse démographique, une carte scolaire sanglante en Haute-Garonne. Comment inclure des élèves en situation de handicap dans des classes surchargées ?
Alors, le mépris ça suffit ! Assez de discours. Il faut passer à la vitesse supérieure, nous voulons des moyens maintenant et s’il le faut, nous les arracherons toutes et tous ensemble par la grève reconductible.
La lutte continue !
Outils pour la suite des mobilisations :
- Tract intersyndical 2 avril
- cartes postales à envoyer au Président de la République
- Lettre aux parents d’élèves



